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L'échelle de conditionnement publiée
| Ceinture | Pompes | Squats sautés | Poirier | Tractions | Saut (cible) |
|---|---|---|---|---|---|
| Blanche | 20 | 20 | 20 s | 3 | Sa hauteur |
| Orange | 30 | 30 | 30 s | 5 | +10 cm |
| Bleue | 40 | 40 | 40 s | 8 | +15 cm |
| Jaune | 50 | 50 | 50 s | 10 | +20 cm |
| Verte | 60 | 60 | 60 s | 12 | +30 cm |
| Marron | 100 | 100 | 90 s | 15 | +30 cm (tobi ushiro) |
C'est l'épine du thème « physique », un standard de passage. À l'entraînement, les volumes se dosent par l'âge : les plus jeunes travaillent la même famille de mouvements à petit volume, en circuit et en jeu.
La souplesse, graduée elle aussi
Le syllabus IKO gradue la flexibilité comme le reste : tête au sol jambes ouvertes, puis les épaules (bleue), puis la poitrine (verte). Deux règles d'entraînement : la mobilité s'échauffe active et contrôlée (jamais balistique forcée chez les enfants ; la littérature ne publie aucun dosage balistique jeunesse), et les étirements profonds vivent au retour au calme, pas avant le travail de puissance.
Le tanren : une tradition adulte, honnêtement encadrée
Chez les adultes, le tanren traditionnel (makiwara pour seiken/shuto, conditionnement mutuel léger et progressif) reste un choix de dojo : progressif, jamais douloureux à l'os, jamais en remplacement de la technique.
Ce que la littérature de blessures dit, et ne dit pas
- Le plein contact touche davantage le membre inférieur : dans une enquête rétrospective auprès de 215 karatékas amateurs, le membre inférieur pèse 40 % des blessures en plein contact (kyokushin) contre 20 % en semi-contact, pour 1,9 blessure par 1000 h contre 1,3. Dans une enquête auprès de pratiquants et d'entraîneurs de kyokushin, les blessures les plus citées sont les entorses (33 %), les luxations de doigts (28 %) et les contusions thoraciques (14 %).
- La commotion apparaît basse dans les chiffres disponibles (3 % des blessures auto-déclarées), mais le knockdown autorise les coups de pied à la tête : le profil n'est PAS interchangeable avec le karaté WKF, et les enquêtes la sous-capturent probablement.
- La sauvegarde tête est dans la règle : jamais de poing au visage, et chez l'EKO un KO à la tête entraîne 3 mois minimum de suspension médicale, inscrite au passeport.
- Le tameshiwari charge la main : une raison de plus de le laisser aux grades seniors.
- Honnêteté de la base de preuves : la surveillance spécifiquement knockdown est mince (des enquêtes rétrospectives ou auto-déclarées) ; les grandes séries prospectives sont WKF, une autre famille de règles. Ne citez jamais une statistique « karaté » comme un fait knockdown sans vérifier la population.
Questions fréquentes
À partir de quand travailler le makiwara ?
Comment préparer physiquement un jeune compétiteur ?
Sources
IKO Kyokushinkaikan, Technical Syllabus (avril 2011) : l'échelle de conditionnement et de souplesse par grade. Ōyama, canon historique (makiwara, tanren). Strykalenko, Shalar, Hussar, The problem of injuries in kyokushin karate, Health, Sport, Rehabilitation 2(4), 2016 (distribution auto-déclarée). Greier, Riechelmann, Ziemska, Sportverletz Sportschaden 28(1), 2014 (plein contact contre semi-contact, 215 karatékas). Piejko, Mosler, Grzebisz, Sport Injuries in Karate Kyokushin Athletes, Biomedical Journal of Scientific & Technical Research 15(1), 2019 (questionnaire, 61 athlètes ; aucun taux par exposition). Lystad et al. / Arriaza et al. : surveillance WKF (comparateurs, autre famille de règles). EKO, Art. 1.5 (suspension médicale post-KO). Corpus kyokushin Paak, fichiers 03 et 05. Contenu vérifié en septembre 2026, sources des blessures revérifiées en octobre 2026.