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La régularité avant tout
Dans tous les essais, l'effet dépend d'abord de la régularité. Les joueurs de football qui faisaient le programme le plus souvent avaient moins de blessures que ceux qui le faisaient moins (risque relatif 0,65, Soligard 2010). En rugby, l'effet le plus net concerne les équipes qui le faisaient au moins trois fois par semaine (Hislop 2017). Un programme simple tenu toute la saison vaut mieux qu'un programme parfait abandonné en octobre.
Là où c'est prouvé
Le risque relatif compare le groupe qui fait le programme à celui qui ne le fait pas : 0,61 veut dire environ 39 % de blessures en moins. Entre parenthèses, l'intervalle de confiance à 95 %.
| Sport et âge | Programme | Ce que montrent les essais |
|---|---|---|
| Football, 14 ans et plus | FIFA 11+ (échauffement d'environ 20 min, au moins 2 fois par semaine) | 0,61 (0,48 à 0,77), 4 essais regroupés (Thorborg 2017) |
| Football, 7 à 13 ans | FIFA 11+ Kids | 0,52 (0,32 à 0,86), 3 895 joueurs dont en Suisse et en Allemagne ; blessures graves −74 % (Rössler 2018) |
| Football, jeunes filles | Knäkontroll (fédération suédoise de football) | Ruptures du ligament croisé : 0,36 (0,15 à 0,85) (Waldén 2012) |
| Handball, 15 à 17 ans | Échauffement structuré (Olsen 2005) | Blessures aiguës du genou et de la cheville : 0,53 (0,35 à 0,81) |
| Rugby | World Rugby Activate | 0,28 chez les équipes qui le font au moins 3 fois par semaine (Hislop 2017) ; chez les adultes, 0,4 avec une bonne régularité (Attwood 2018) |
| Jeunes, tous sports | Entraînement neuromusculaire | 0,64 (0,49 à 0,84) (Emery 2015) |
| Adultes, tous sports | Renforcement musculaire | 0,34 (0,24 à 0,48), 6 essais (Lauersen 2018) |
Pour les équipes de filles et de femmes (ligament croisé, cycle menstruel, puberté, reprise après un accouchement), voir le guide Filles et femmes.
Là où c'est discuté ou nul
- Le Nordic hamstring (ischio-jambiers) : une méta-analyse de 2019 trouvait 0,49 (0,32 à 0,74), mais une méta-analyse en réseau de 2026 ne trouve pas d'effet significatif (0,78 ; 0,34 à 1,78). La preuve est discutée.
- L'épaule du handballeur : un programme a montré 0,72 (0,52 à 0,98) chez des joueurs d'élite (Andersson 2017), mais un second essai sur 579 joueurs ne l'a pas confirmé (Achenbach 2022).
- Badminton : un premier essai chez 273 jeunes est encourageant (0,30 ; 0,12 à 0,75), mais sur 20 blessures seulement : c'est préliminaire.
- Essais sans effet significatif : judo (IPPON, 2023), tennis (moins d'un joueur sur dix a suivi le programme, et ses auteurs déconseillent de le déployer), athlétisme (2021), course à pied (plusieurs essais), taekwondo (2026), volley-ball (jeunes et adultes).
Là où il n'existe pas de programme validé
Karaté, kyokushin, boxe, jiu-jitsu brésilien et MMA, escrime, squash, tennis de table, tir à l'arc, escalade, natation : aucun programme de prévention n'a été testé avec les blessures comme critère. Ce n'est pas une raison de ne rien faire. Un bon échauffement général, une charge qui monte progressivement et les règles de sécurité de la discipline (protection des jeunes, matériel, techniques interdites selon l'âge) restent la base. Les pages de chaque sport, plus bas, les détaillent.
Tests et suivi de la charge
- Aucun test ne prédit une blessure. « Il n'existe actuellement aucun test de dépistage des blessures sportives aux propriétés suffisantes » (Bahr 2016). Les tests de terrain servent à suivre la forme, pas à trier les athlètes.
- Le ratio de charge aiguë sur chronique (ACWR) n'a pas de base solide pour piloter l'entraînement (Impellizzeri 2020). Un suivi simple et régulier fonctionne : la séance notée par l'athlète de 0 à 10, multipliée par sa durée, a été validée par de nombreuses études (Foster 2001 ; revue de Haddad 2017).
Par sport
Chaque guide Côté Coach a sa page de préparation physique, avec les blessures typiques de la discipline et ce qui les réduit :
- Football
- Handball
- Basket
- Rugby
- Tennis
- Tennis de table
- Badminton
- Squash
- Escrime
- Boxe
- Taekwondo
- Karaté Kyokushin
- Tir à l'arc
Dans Paak
Avec l'offre Paak Pro, un club peut activer la prévention pour les équipes de son choix : les échauffements de prévention de la bibliothèque affichent alors, dans le plan de séance, leur niveau de preuve et la dose hebdomadaire recommandée. Voir comment ça marche.
Sources
- Thorborg K. et al. 2017, British Journal of Sports Medicine, méta-analyse FIFA 11+.
- Rössler R. et al. 2018, Sports Medicine, PMC5948238.
- Soligard T. et al. 2010 (régularité) ; Hislop M. et al. 2017 et Attwood M. et al. 2018 (rugby) ; Olsen O.-E. et al. 2005 (handball) ; Waldén M. et al. 2012 (Knäkontroll).
- Emery C. et al. 2015 (jeunes) ; Lauersen J. et al. 2018 (renforcement).
- van Dyk N. et al. 2019 et Hong et al. 2026, PMC13578199 (Nordic hamstring).
- Andersson S. et al. 2017 et Achenbach L. et al. 2022 (épaule, handball) ; Phomsoupha M. et al. 2025 (badminton).
- Bahr R. 2016, British Journal of Sports Medicine, PMID 27095747.
- Impellizzeri F. et al. 2020, PMID 32502973 ; Foster C. 2001 et Haddad M. et al. 2017 (charge de séance).