Au sommaire
L’esprit du système de sets (recurve et arc nu)
Ce qui compte pour les 2 points de set, c’est le total de la volée face à celui de l’adversaire, pas sa qualité absolue. Un 27 bat un 26 ; un 29 perd contre un 30. On peut donc gagner un set avec une volée moyenne et en perdre un avec une bonne. La compétence centrale est de gérer le bilan de points de set : combien on peut se permettre d’en perdre. Mené 5-3, une volée nulle (→ 6-4) gagne le match : un partage est souvent un bon résultat quand on mène. Chaque volée est un contest neuf, et une volée ratée coûte au pire le set (2 points), pas le match : on remet à zéro tout de suite.
À 5-5, le barrage à la flèche unique est le tir le plus sous pression du sport : une flèche, tout dessus. La consigne est de faire confiance à la routine et de ne pas viser plus fort, c’est là que le blocage de visée refait surface le plus souvent (voir Physique et prévention).
Le cumul compound
En compound, chaque point compte et se reporte : il n’y a pas de set à donner. La tactique est la régularité et la limitation des dégâts, ne jamais lâcher un point facile (un 9 quand le 10 était là, un 8 sur un tir précipité). Le compound tient plus stable (le let-off soulage la puissance, la visée scope/œilleton est plus fine), les matchs sont hauts, et un seul 8 peut décider : le travail mental est de tirer chaque flèche à l’identique, quel que soit le score en cours.
La qualification 720
Avant les matchs, le round de qualification (le 720) est cumulatif pour tout le monde : un travail tactique différent du match. On construit un rythme régulier de volées, on banque un total, on se classe. Un archer recurve, qui vit dans le système de sets en match, doit basculer vers une logique de cumul « protéger chaque point » pour la qualification, et gérer la fatigue sur 72 flèches sans courir après les points après une mauvaise volée.
Campagne et 3D
Sur parcours, le tir devient autant un jeu de jugement qu’un jeu de tir. En distances inconnues, l’erreur d’estimation coûte directement des points. La pente (montée ou descente) raccourcit la distance effective : on lit le terrain et on ajuste, on ne tire pas la distance visuelle. La lumière, le couvert et l’arrière-plan trompent la perception. Et le barème dicte le risque : en campagne 6 → 1, en 3D 11/10/8/5, peser le petit anneau à haute valeur contre l’anneau principal sûr est une vraie décision de match.
Le 3D américain est scoré IBO/ASA, pas WA : ne jamais coacher une tactique WA 11/10/8/5 comme si elle valait à un concours ASA.
Le rôle du coach sur la ligne
Sur la ligne, le coach lit le centre et la dispersion du groupe (pas la flèche isolée), la séquence de tir pour repérer les ruptures (traction courte, effondrement, décoche claquée, bras d’arc qui tombe), le rythme, et la tenue de la routine sous pression. En match, il gère le bilan de sets (recurve) ou le total (compound) et la remise à zéro entre les volées.
| À noter | Ce que ça révèle |
|---|---|
| Le plot : où chaque flèche tombe, le centre du groupe sur les volées | La constance du geste et le réglage de visée |
| Les scores de volée / points de set | La gestion du bilan sous pression |
| Le timing par flèche | Le rythme, et s’il se précipite quand ça compte |
| L’élément de séquence qui casse | Où porter la correction technique |
La tendance de la taille du groupe et de son centre sur une séance est le retour objectif, c’est exactement ce que le tableau de marque de Paak enregistre volée par volée.
Questions fréquentes
Existe-t-il un « manuel de tactique » fédéral chiffré ?
De combien ajuster pour une flèche en pente ?
Sources
World Archery, règlements (édition 2026-01-27) pour le système de sets, le 720, la campagne 6-1 et le 3D 11/10/8/5. Corpus tir à l’arc de Paak, fichier 04 (tactique et analyse de match), vérifié en septembre 2026. La tactique est la lecture de coaching des règles sourcées, pas un « manuel de tactique » fédéral ; la compensation d’angle en pente est de la pratique, énoncée qualitativement. Le 3D américain (IBO/ASA) est hors barème WA.